lundi 29 août 2011
Hochelaga en Fête
vendredi 22 juillet 2011
Publication : Géotourisme Montréal
Cet hiver, en revenant du Mexique, j'avais approché le groupe L'Itinéraire pour offrir bénévolement mes services de photographe pour leur magazine L'Itinéraire. Quelques jours plus tard, Chloé Roumagère, directrice des médias et communication, me convoque à ses bureaux pour me proposer de prendre des clichés pour le Magazine Géotourisme Montréal, qui en était alors à l'élaboration de sa deuxième édition.
- L’histoire et des visites des quartiers de Montréal,
- Des industries qui se démarquent au coeur de la ville,
- Des lieux inusités à découvrir;
- Les valeurs communautaires et de développement durable partagées à Montréal
Etc.» 2
En plus, l'initiative de Géotourisme Montréal supporte financièrement le groupe L'Itinéraire, car tous les surplus de financement (plusieurs dizaines de milliers de dollars) sont injectés dans l'organisme.
Finalement, il y a déjà deux ou trois mois environ, le magazine est sorti et a commencé à être distribué!
dimanche 17 juillet 2011
Vignoble Bouchard-Champagne
Voici une petite escapade au Vignoble du Domaine Bouchard-Champagne, en Montérégie, réalisée fin juin avec ma copine Dominique. La météo était incertaine, mais nous nous morfondions à l'appart et voulions utiliser notre jour de congé commun pour sortir de la ville. On ne s'entendait pas trop sur quoi faire, lorsque Dominique a eu l'idée d'aller visiter un vignoble québécois. Quelques cliques sur les internets plus tard et nous étions en route.
Puisque le ciel était couvert et la pluie intermittente, le domaine qui est habituellement visité par quelques dizaines de personnes par jour était désert. Après quelques minutes de ballade sur le site, c'est le proprio qui nous a accueillis et offert une visite guidée. L'homme, comptable agréé à la retraite, a démarré ce projet il y a environ 7 ans. À leur retraite, certains se paient un jardin, d'autres plusieurs hectares de terre et un domaine viticole. Deux maîtres viticulteurs français sont employés pas l'entrepreneur qui commence tout juste à pouvoir vendre ses sept années d'investissements.
Je ne m'y connais pas trop en vin (le seul terme que je connaisse est rond en bouche, et je ne sais pas exactement sa définition), mais je crois pouvoir affirmer que les Bouchard-Champagne produisent un vin tout à fait respectable. L'échantillon, goûté à même le baril, était très bon (ou autre terme trop spécifique signifiant très bon), ce qui nous a convaincus de repartir avec deux bouteilles : une de rosé, l'autre de rouge réserve. Le rosé était excellent, et je suis impatient d'ouvrir le rouge...!
Finalement, je termine en pensant que je ne sais pas si l'expression consommer local peut s'utiliser dans ce cas. Qu'est-ce qui est mieux: allez à la SAQ en vélo acheter une bouteille d'Argentin ou aller en Montérégie en auto acheter une bouteille de québécois? Si, la SAQ mettait plus nos vins québécois en valeur ça réglerait un peu le problème. Mais comme le dit monsieur Bouchard ou Champagne ou Champagne-Bouchard : «La SAQ tient des vins québécois! Seulement, elle les fout dans le présentoir du fond, juste à côté de la moppe pis du balai.»
mercredi 6 juillet 2011
Le Chic Resto Pop, vecteur de communauté
Au coin des rues Adams et D’Orléans, dans l’un des quartiers les plus défavorisés du pays, une ancienne Église abrite l’une des formidables initiatives d’économie sociale du quartier : le Chic Resto Pop. Dès l’arrivée, l’endroit surprend. Plusieurs dizaines de tables occupent la totalité du parterre et de l’autel de ce qui était autrefois l’Église Saint-Mathias. Les immenses vitraux teintent l’endroit d’une lumière chaleureuse et accueillante tandis que le raisonnement des ustensiles et des conversations remplace les champs cléricaux.
Déménagé à l’Église Saint-Mathias en 2004, mais ouvert depuis plus de 25 ans, le Chic Resto Pop d'Hochelaga-Maisonneuve est une entreprise d'économie solidaire qui offre des repas complets à prix modiques tout en permettant à des participants de réintégrer le marché de l'emploi grâce à un programme de réinsertion socioprofessionnelle. Sa première mission, dit l'agente à la promotion humaine et sociale, Julie Rainville, est de « combattre l'exclusion sociale sous toutes ses formes, tout en rendant la nourriture accessible ».
En discutant avec les habitués du Resto, on se rend compte que la mission semble accomplie. Comme le dit Huguette, nouvelle cliente assidue depuis décembre, « trois dollars, ça se trouve plus vite qu’un vingt!». Ceci est une donnée importante, compte tenu du fait que Chic Resto Pop détonne, au milieu de la mer d’établissements de restauration rapide qui abondent dans le quartier d’Hochelaga. Pour le prix de deux hot-dogs et d’une frite, les cuisines du Resto offrent des repas santé et biens garnis composés d’une salade, d’une soupe, d’un repas principal, d’un petit pain, d’un dessert, d’un jus et d’un café.
Pour sa part, Robert, qui fréquente quotidiennement l’endroit depuis 8 ans, affirme avoir quitté la solitude grâce au Chic Resto Pop. « C’est bon de quitter l’isolement. Avant, j’étais tout seul chez moi. Ici je rencontre des gens de tout âge, on s’amuse, on parle, on discute, c’est très intéressant », s’exclame-t-il lors de notre entretien. Même chose pour Vital, qui souffre de légers troubles mentaux et pour qui le Chic Resto Pop offre un milieu social stimulant : « Il faut que je rencontre du monde, que je vois du monde. J’ai des amis ici, je ne suis pas dépaysé ici. Presque tout le monde se connait et j’ai aussi des liens avec le personnel », affirme-t-il en dégustant son repas.
Si l’endroit est un milieu stimulant pour les clients, il l’est tout autant pour les apprentis en formation et réinsertion socioprofessionnelle. Ceux-ci bénéficient de l’encadrement de professionnels dévoués à la tâche. Mathieu Lépine, compagnon-chef d’équipe des préposés au service à la clientèle, a récemment quitté le monde « superficiel », comme il le dit lui-même, de la restauration commerciale haut de gamme pour se consacrer à l’économie sociale. Depuis son arrivée au Resto, il y a deux ans, il a aidé plus de 30 apprentis à intégrer le marché du travail. « Mon rôle, m’explique-t-il, c’est de montrer les rudiments de préposé de cafétéria et du service aux tables, mais aussi d’encadrer les participants au niveau de l’employabilité, de leur donner de bonnes habitudes de travail.» Après deux ans au Chic Resto Pop, il ne regrette pas d’avoir quitté la restauration commerciale : « l’ambiance est beaucoup plus familière et conviviale, et la tâche très gratifiante ».
Les apprentis eux-mêmes semblent très satisfaits de la formation qu’ils reçoivent au Chic Resto Pop. France, qui apprend les rouages du service à la clientèle et le maniement de la caisse enregistreuse dit apprendre beaucoup tout en s’amusant. « L’ambiance est pas mal le fun, les clients sont réguliers, tout le monde se connait, les clients nous connaissent, savent nos noms!», dit-elle en riant. Jimmy, un autre apprenti, pour qui le Chic Resto Pop est « vraiment une bonne expérience et une bonne place », exerce ses talents de service à la clientèle depuis environ 6 mois. « Le travail n’est pas toujours facile. T’as beaucoup de trucs à faire, on n’a pas les mêmes tâches chaque jour. Y’a des tâches qui faut faire et faut que ça roule parce que ça aide le monde. C’est une belle place ouverte à tout le monde », conclu-t-il.
Et c’est vrai qu’avec plus de 500 repas servis en salle en manger par jour, en plus des 300 repas individuels congelés livrés quotidiennement à une clientèle à mobilité réduite et des 500 repas distribués chaque jour aux enfants des écoles du quartier, le Chic Resto Pop semble être une « bonne place ».
« Avant je n’aimais pas ça, mais avec le temps j’ai vu que c’était bon. Là maintenant j’aime ça, pis c’est vraiment une bonne place. » - Jimmy